Une équipe d’entités dédiées à la conservation de la biodiversité se réunit sous le soutien du Centre de coopération méditerranéenne de l’UICN et la coordination de la Junta de Andalucía et du Département marocain des Eaux et Forêts pour contribuer à l’amélioration de l’état du vautour de Rüppell ( Gyps rueppelli), une espèce africaine classée en danger critique d’extinction. L’équipe d’experts a marqué 12 individus de cette espèce avec des émetteurs GPS du Centre de Réhabilitation de Vautours (CRV Jbel Moussa) de Département Marocaine des Eaux et Forêts, cogéré en partenariat avec le GREPOM/Birdlife, situé dans le nord du pays .à proximité du détroit de Gibraltar. Les émetteurs ont été fournis par la Junta de Andalucía, la Fundación Migres et EBD-CSIC et les ONG GREFA et Wilder South. Des techniciens du GREFA, du CRV Jbel Moussa et de la Junta de Andalucía ont participé à l’action sur le terrain qui s’est déroulée le 17 novembre dans les installations du CRV. En plus du placement des émetteurs, les individus ont subi un bilan de santé par un vétérinaire de la faune sauvage du GREFA.

Cette action fait partie des Recommandations pour la préparation d’un plan d’action pour la conservation du vautour de Rüppell en Méditerranée occidentale, une espèce en net déclin dans son aire de répartition traditionnelle au Sahel et qui pourrait trouver ces dernières années une nouvelle aire de survie dans la région méditerranéenne, puisqu’elle apparaît de plus en plus fréquemment en Afrique du Nord et en Andalousie. Les oiseaux seront relâchés directement sur le site de marquage dans les prochains jours en pleine migration automnale pour rejoindre les groupes de vautours fauves avec lesquels ils migrent et apporteront des informations très précieuses sur l’écologie, les mouvements migratoires ou les causes de mortalité et autres menaces pesant sur la conservation de l’espèce dans son aire de répartition en général et en Méditerranée en particulier.

Le suivi scientifique de Vautours a bénéficié cette année du soutien financier du Fonds de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques (CEPF) à travers le projet « Maintien et amélioration des pratiques pastorales traditionnelles pour la conservation des vautours et leurs habitats » que mène le GREPOM dans le SIBE de Jbel Moussa.

Photos: Justo Martin et Rachid El Khamlichi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.